8 heures du matin.
Nous avons charge nos sacs sur le toit du bus
et nous attendons, devant l une des 15 églises de
San Pedro, son départ.
Il commence a faire chaud mais nous sommes déjà
équipes grand froid pour affronter todos santos
et ses 2500 mètres d altitude. L attente sera
de courte durée, mais nous laisse suffisamment
le temps de nous remémorer les bons moments passes
ici.
Ce n est pas sans un petit pincement au coeur
que l on vient de faire nos adieu a Rosa,
Concepcion et Miki....
On serait bien reste quelques temps de plus,
mais on se tient a reprendre la route.
Route qui se révèle tortueuse, raide, poussiéreuse
et houleuse. Elle est tellement abrupte qu elle
nous offre un magnifique panorama.
Dans le bus, la musique est a toc et remplit
de locaux.
Plaisir de reprendre contact avec la route,
de voir défiler des paysages, de croiser des
hameaux ou les gestes de la vie quotidienne sont
un émerveillement en soi.
Les femmes qui tissent, cuisinent, lavent le linge.
Les hommes qui discutent, travaillent,
le chapeau visse sur la tète.
Les enfants qui jouent de si peu.
Les chiens qui errent.
Arrive sur le sommet de la cordillère de
cuchumatan, le paysage est aride.
Les cactus forment des haies naturelles pour
parquer les animaux. Les bergers surveillent leurs
moutons, assiestes sur un des rochers qui pousse
sur le plateau.
Après la traversée du plateau, on plonge sur
Todos Santos par une route de terre poussiéreuse
et chaotique qui rappelle douloureusement que nous
sommes arrives dans un pays ou il est
définitivement impossible d y asseoir mes jambes.
La distance entre le siège métallique de devant
et mon dossier est bien trop courte.
On s enfonce dans les nuages.
Le village est dans les nuages.
Les nuages effacent le village.
Dans notre sillage,
un vague souvenir d air chaud, de soleil.
Tout ici est très rudimentaire.
Tout pourrait même se révéler très glauque
(avec ses nuages qui englobent tout de leur masse
humide et froide, de ses bicoques de peu de rien),
si les habitants n étaient pas si avenant et
colores. Les enfants sont encore un temps soit peu
intimides par notre présence. Sourire.
Étonnement de savoir d ou on vient.
C est tellement loin !? jeux avec les enfants
(j ai d ailleurs battu les filles a la corde a
sauter).
Les Comedors ou l on peut se restaurer sont eux
aussi très rudimentaires. Construction de planches
et de tôles ou l on pourrait s y réchauffer auprès
du feu de bois de la cuisine, si la pièce pour
manger n était pas ouvert au vent.
Vaguement éclairee par une faible lumière.
Tables, bancs, et plancher en bois polis par
le temps et noircis par une crasse indélébile
de fumée corroborent a nourrir la semi pénombre.
Une odeur de fumée de bois, si ce n est la fumée
elle meme, enveloppe la piece
(odeur qui rappelle celle de notre bon vieux
chalet au thillot).
Maïs suspendu au plafond.
Empilement de casseroles.
Rajouter encore deux alcooliques qui descendent
allègrement des caisses de bières
et une poule qui se ballade sur le plancher.
Tout cela donne donc un charme certain au seul
et unique plat servi tous les jours, midi et soir.
A savoir riz, haricots, légumes, omelette
(ou poulet) accompagnes de tortillas.
Pour compléter le tableau, todos santos répond
a toute les tares qu impliquent sa situation:
alcoolisme, consanguinité et idiot du village.
Idiot du village qui a de forte ressemblance avec
Hubert (collègue de travail handicape)
(excuse moi Hubert).
Très gentil, la morve au nez, la braguette ouverte
et des tocs obsessionnels.
(courir après les canettes en alu qui traînent,
les écraser rageusement du pied et les mettre
a la poubelle.
Montrer du doigt un endroit dans le ciel).
Bien sur, il se prit d amour pour moi
(tout comme moi pour lui ) et des que il me croise
il me sert fort dans ses bras.
Samedi, jour de marche sous le soleil.
Mais ou sont donc les habituels nuages !?
Chouette concentration de tenues traditionnelles.
Petite balade dans les alentours.
Nuits fraîches.
Départ pour antigua.
2 heures d attente dans le froid
et les gouttelettes des nuages.
Re-trajet en bus, mais étant partie trop tard
le matin, on décide de s arrêter un peu avant
Antigua, histoire de ne pas y arriver en pleine
nuit.
Je vous écrit donc de panajachel, ville au bord
du lac atitlan, lac que nous avions déjà eu du mal
a quitter et ou l on va encore y rester un jour.
Demain donc ...Antigua
Pierre
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